jeudi, juillet 05, 2007

OHMYGOD, c'est un 2 pour 1!

Whoa whoa whoa, hold the phone. J’ai pas encore fini!

Je viens juste de voir le 10e commentaire de la première entrée, celui de Diane.

ÇA, c’est ce que j'appelle un commentaire! Vous avez des croûtes à manger, les poussinots et les poussinettes!

OK, je le re-relis, et je réponds à mesure. Diane, je t’adore!

Et pour les autres commentaires, croyez-moi, j’ai tout lu et tout ruminé. Je ne vous ai pas ignoré. Peut-être bien que c’est ce que je vais faire à partir de maintenant. Répondre dans un 2e post aux commentaires de la veille... Hmm...


Salut Patrick

Je n'ai pas eu la chance de te souhaiter Bon Voyage! avant de partir...mais à ce que je vois, ça n'aurait pas servi à grand chose... telle était ta destinée.. Peut-être n'es-tu que le jouet d'un grand créateur qui d'en-haut se rit de toi et de nous!!! Mais dans quel but??? Qui sait...

L’éternelle question, n'est-ce pas? Je sais pas, personnellement j’y crois pas, et je pense que nos vies sont une série de coïncidences qui s’entremêlent. À considérer le nombre de décisions que chacun de nous prend dans une journée, chaque jour depuis qu’on vit, et en plus considère le nombre de personnes en cause, et on peut conclure que les possibilités sont infinies. Mais c'est juste mon opinion...


Comme tu aimes beaucoup le cinéma, amusons-nous plutôt à imaginer que tu es le protagoniste d'un film qui raconte l'histoire d'un québécois qui part trois mois en Allemagne... en laissant bien des gens derrière lui;).
D'abord, serions-nous dans un drame ou une comédie???

Bonne question, j’aurais vu mon voyage en Espagne comme une comédie sympathique, avec des personnages le fun et de bons gags (du genre L'auberge espagnole, justement. Tu l'as vu? Je vous le recommande à tous fortement! Je me suis reconnu à plusieurs reprises...). Les interactions avec tous les autres étudiants donnaient beaucoup de potentiel humoristique (et pas juste des conneries du genre « Ho ho, les Allemands sont tous blonds, les Espagnols sont tous paresseux, les Italiens sont tous des séducteurs »). Suffit d’aller lire le blog de l’an passé (plogue time : patrickenespagne.blogspot.com) et vous allez voir des tonnes de variations de « j’ai bien ri quand… ».

Par contre, cette fois-ci ce serait jusqu'à maintenant plus une comédie un peu bizarre du genre « gars sorti de son élément », mais pas tout à fait. Tu vois ce que je veux dire? Un seul personnage pour le moment, très peu de dialogue, et un sentiment d’impuissance et de pédalage dans le vide pour ce qui est de composer avec de nombreux tracas.

Pas de drame, non... Je suis venu ici de mon gré, et ya pas de tragédie qui justifierait un départ du genre.

Pour ces premières scènes... le départ à l'aéroport.. je qualifierais cela plutôt de "comédie dramatique" (ce qu'il y a de plus difficile à écrire soit dit en passant, car on doit faire rire et pleurer les spectateurs à la fois). Je te laisse départager les moments où comme spectateurs nous verserions quelques larmes.. et ceux où nous nous bidonnerions!!

Pas évident de placer une scène si intense au tout début… et je peux te dire que j’y ai rien trouvé de bien marrant en tout cas, haha. J'ai pas de misère à te croire quand tu dis que ce sont les plus difficiles à écrire. C’est comme… une attente interminable. T’essaies de passer le temps, donc tu placotes comme si de rien n’était, mais tu sais que ça s’en vient. Et t’essaies de pas penser à certaines choses qui te feraient fondre en larmes. Argh.


J'arrive à la séquence du voyage en avion...ici, Comédie pure..
Certains spectateurs plus avisés pourraient se demander ce que l'auteur a voulu signifier en faisant changer le protagoniste de places comme ça..."A-t-il de la difficulté à trouver sa place dans la vie?" "Marche-t-il à côté de ses souliers?". "Pourquoi toute cette mise en scène?" Cette séquence serait-elle présente pour nous montrer les "qualités" de patience et de gentillesse du personnage ou plutôt pour nous montrer quelques "défauts" qui seront mis de l'avant par les auteurs? Mystère!!!!

Haha, ouain. Ou est-ce un signe de ce qui s’en vient? J’espère que non! À part ma petite menterie du genou, je pense honnêtement m'être comporté en gentleman (ce qui se passait dans ma tête était une toute autre histoire, par contre).

Chose certaine,le film commence et on a envie de s'y laisser prendre.. On peut d'ores et déjà supposer, avec la scène de l'arrivée à l'appartement et de l'absence de draps (symbolisant quoi, donc?? l'abstinence sûrement..)…

Ou le sentiment qu’on n'est pas le bienvenu? Ou que malgré le gros $ qu’on a dû claquer pour un logis, que finalement c'est même pas conforme à ce qu'on t'a dit, qu'on t'a menti? Comme moi j'ai menti dans l'avion? Oh oh!


…on peut donc déjà supposer que notre fameux personnage s'apprête à vivre une série d'aventures plus ou moins folles avec, en filigrane, une charmante histoire d'amour (avec, tension dramatique oblige, de douloureuses séparations et des retrouvailles passionnées(déjà anticipées par les spectateurs)...! Les ingrédients parfaits d'une comédie dramatique, quoi!!!!!

Ehhhh, pour l’histoire d’amour, espérons que ce sera celle de la petite amie qui vient rejoindre le personnage à mi-chemin durant son séjour. Parce que si c'est quelque chose d'autre, on va probablement se retrouver avec un thriller du genre Fatal Attraction, avec la petite amie qui va retontir et courir après le personnage avec une machette! Surtout si ladite petite amie s’adonne à lire le scénario à mesure qu’il apparaît chaque jour :-D


Voilà! On est assis sur nos sièges et j'imagine que certains mordus de cinéma (qui tripent sur l'acteur qui joue le rôle principal), sont déjà rivés sur leurs sièges pour attendre la suite...Parce que parce que.. on aime ça se faire raconter des histoires.. mais surtout, des BONNES HISTOIRES BIEN RACONTÉES!

J’espère faire la job pour la partie que t’as mise en majuscules. C’est ma grande crainte dans la vie, tu savais ça? Être « dull », être plate. Pas dans le sens de « ne pas être le centre d’attention », là, plutôt dans le sens de... Quand une personne mentionne ton nom et qu'un autre dit « Meh, ce gars-là est dull comme ça se peut pas, complètement amorphe, jamais rien à dire, sans aucun intérêt, perds pas ton temps avec », dans ce sens-là. C'était la confidence de la semaine.


Alors, je viendrai de temps à autres pour connaître la suite.. en te souhaitant un merveilleux séjour (MALGRÉ TOUT;)) et de formidables retrouvailles pour une finale de film GRANDIOSE!!!!

Good, good! J'avais oublié de donner l'adresse à Mauricio, toutes mes excuses. Si tu crois que mes élucubrations peuvent intéresser d’autres personnes (bonus points si moi aussi je les connais), n'hésite pas à leur donner l'adresse.

OK, c'est tout pour aujourd'hui, bye bye!

Petit à petit, on évite la folie...

Hey hey,

J’espère que c’est pas une tendance, mais les journées commencent vraiment mal ici. J'ai encore attendu le gars du téléphone, et quelle surprise, il ne s'est jamais pointé! C'est pas comme si j'aurais eu le goût de sortir anyway, parce qu'il pleuvait à matin! Et la maudite douche commence à me faire chier solide. Elle fuit (je vais aller chercher du duct tape ou de quoi du genre demain, je crois pas que le bureau de location mette ça comme priorité absolue de réparation), et la température de l'eau est... imprévisible.

En sacrant après la douche et en réalisant que le gars était pas pour venir aujourd’hui, j’ai pas pu m’empêcher de repenser à l’appart du 16e étage, celui qui m’a filé entre les doigts. Celui qui était 100 euros de moins par mois, qui avait Internet haute vitesse inclus et qui avait une vue écœurante. Jesus CHRIST. Je me bats encore pour l’avoir laissé filer. Le trouble que ça m’aurait sauvé… Fuck. Au moins ici c’est très tranquille, mais faut faire attention avec les fenêtres, j’ai d’ailleurs vu un des voisins d’en face se promener tout nu tantôt. Et puis non, c’était pas le physique qu'on espère voir à découvert. Anyway, merci l’ami. Tu me dois 2 euros pour la bouteille d’eau de Javel que je me suis envoyée dans les yeux.

Donc j’ai réussi à me repogner une connexion sans fil (je saurai jamais c’est qui le bon samaritain insouciant de sa sécurité sans fil, mais où que vous soyez, je vous en dois une maudite), et après quelques e-mails avec la fille du fournisseur Internet (qui collabore avec Deutsche Telekom), elle m’a confirmé que le gars viendrait lundi entre 8 et 13 h. Bon, au moins ça me donne la fin de semaine de libre. Et l’équipement devrait arriver demain ou lundi. Alright. Ironie du sort, ce sera un modem sans fil aussi. Les infrastructures étant ce qu'elles sont ici, ya juste une prise principale de téléphone, et c'est souvent tout (on l’a facile, avec nos 4 téléphones pour un 5 ½!). Donc le gars installe son guidi (c'est le terme technique, aussi appelé patente, cossin, guédiche, gogosse ou trucmuche selon la région) à la prise, et ensuite hop sur le sans fil et tu t’installes où tu veux. La prise est sur le bord de l’entrée (!), donc ça m’aurait pas tenté de toute façon d’être parké dans le hall d’entrée pour travailler.

C’est la section Résolution de problèmes et petites découvertes qui me réjouit ces temps-ci. J'ai trouvé une deuxième épicerie pas piquée des vers, et avec celle de l'autre fois (je vais commencer à utiliser les vrais noms et références sur Google Earth bientôt, inquiétez-vous pas), je devrais bien m'en sortir quand je recevrai de la visite qui s'adonne à savoir cuisiner :-D J’ai aussi trouvé un gym tout près d’ici! Pas sûr que ce soit nécessaire, avec toute la marche que je fais, mais bon. C’est bon à savoir.

À part ça, fini le dormage sur le divan. J’ai trouvé des draps convenables. Il en manque un pour compléter, mais je peux tougher ça jusqu’à demain. Malheureusement, le matelas et le couvre-matelas existants sentent... l'usagé. Un coup de Febreeze et un drap supplémentaire (genre camping, tsé veux dire?) devraient régler le pire.

Je voulais aller voir Europa Center et faire mon nouveau baptême du métro, question d'espérer trouver la majorité des patentes qui manquent à mon bonheur, mais il s'est mis à tomber des cordes vers 6 h 15 (12 h 15 pour vous autres), donc j'ai laissé faire. Europa Center ferme à 8 heures anyway, donc j’aurais pas eu le temps d’explorer à mon goût. (En passant, Stef, le goulash hongrois était pas mal bon!)

Ce fut une soirée très tranquille, TV surtout. Comme vous le savez, J’ai TV5 ici, et j’ai pogné un film français. Neuf personnes faisaient le pèlerinage à St-Jacques de Compostelle. Pas trop vilain comme film, malheureusement je pourrais pas vous dire le titre, et y avait personne de connu dedans. Et ya souvent les sous-titres allemands sur TV5, ce qui aide.

Mes contacts sociaux sont très limités pour le moment, j’ai dû dire 5-6 phrases de toute la journée, pas plus. Bizarre, je viens juste de réaliser à quel point j’ai peu parlé. Meh, ça viendra en temps et lieu.

Fa que c’est ça, rien de vraiment palpitant, pas de super-mésaventures pour le moment, désolé. La température me fait vraiment chier, au risque de me répéter, 1 - parce que je suis pas équipé pour, et 2 - ben, ça fait chier quand il fait une température d'avril au début juillet, non?

Fa que c’est ça, et surtout n’hésitez pas à me pitcher des commentaires! Forcez-vous un peu! Ça me remonte le moral, et ça me confirme que je parle pas tout à fait dans le vide. Ça compte, imaginez-vous donc :-D

À demain!

mercredi, juillet 04, 2007

Singing in the rain...

Hey hey,

Ouf… Je suis crevé (10 h du soir, c’est ça être vieux, ho ho), mais je vais essayer de raconter la journée d’aujourd’hui.

Elle a commencé sous la pluie, parfois forte. Et en plus, il faisait pas chaud, du genre 15 degrés. Ça m’a fait réaliser que j’avais ptet pas apporté suffisamment de linge plus chaud, mais bon, je garde espoir que ça va s’améliorer pour de bon bientôt.

Donc aujourd’hui, le gars du téléphone était supposé venir installer ça. Entre 8 h et 13 h. Splendide, je suis pogné ici de toute façon. J'attends... et attends... et attends. Vers midi, je commence à avoir le désagréable pressentiment qu'il se pointera pas. Je sors (heureusement à l'abri), et je fais le pied de grue jusqu'à 13 h 30. Rien du tout. SHIT.

Pendant tout ce temps-là, j’avais vraiment de la misère à garder une connexion sans fil (c’est toujours le cas d’ailleurs. Je tape ceci sur Word, et je suis honnêtement pas certain que ça se rende ce soir), donc j’ai regardé un cours de la Teaching Company, mais j’étais tellement crevé que je caillais devant l’ordi.

Donc après avoir dîné, le cœur plein de rage, je décide de sortir et de régler d’autres commissions. À environ 15 minutes de l'appart, la pluie pogne, et d'aplomb. Pas de parapluie, juste mon manteau d'été. Fun. J'arrive ici trempé.

Je réussis à me connecter, et je reçois un e-mail de la fille comme de quoi le gars du téléphone a pas pu se rendre à matin, mais que ptet il va se rendre cet après-midi (donc... il est ptet venu pendant que j'étais parti? Nooonnnnnn!) Après une dizaine de déconnexions, je lui demande quand il est venu ou va venir. Ils lui ont pas répondu, donc elle ne sait pas. Elle ajoute qu'elle essaierait de les rejoindre à la première heure demain et qu'elle me répondrait au PC.

Vous voyez où ça mène… Même si j'ai trouvé un café pas loin d'ici qui a Internet sans fil gratuit, je suis encore pogné ici demain. Et si je réussis pas à me connecter demain matin, j'aurai aucun moyen de savoir quand ils vont passer, sauf si je prends une chance et me rends vite au café. Mais qui sait ce qui peut se produire durant ces 30 minutes-là?

Deutsche Telekom est en grève, c’est pour ça que ça foire autant.

Je profite pour l’occasion pour dire à tous les employés du secteur public, fonctionnaires, SAQ, etc. qui font la grève : FUCK YOU. Je pourrais passer des paragraphes à souhaiter des semaines de torture à vos familles, et à souhaiter que… ah, pis allez donc chier.

Nous disions donc…

OK oui, donc j’ai vraiment hâte que ça se règle, tout ça. J’ai absolument rien visité jusqu’à maintenant juste à cause de ça, j’ai même pas encore pris le métro, pas encore payé mon premier mois de loyer (au moins j’ai trouvé la bonne banque pour), un paquet de petites conneries restent à faire (dont les draps, donc c'est encore le divan cette nuit, mais je pense en avoir trouvé au supermarché king que j’ai mentionné hier, quand j'y suis retourné tantôt).

À part ça… Côté TV, j’ai BBC, CNN International et TV5 ici, donc quand j'ai le goût de tout comprendre, c'est toujours là.

Pour les photos, patience. Je vais attendre d’avoir tout en place, et là je devrais être bon pour visiter des choses le jour, et donner des références exactes sur Google Earth. C'est juste que j'ai vraiment pas la tête à ça en ce moment. J'essaie juste de garder la tête hors de l'eau.

Alors voilà. Les bons points sont rares, mais je pense bien qu’ils s’en viennent.

Bye tout le monde!

mardi, juillet 03, 2007

Je suis vivant! Avec un roman en prime....

Hey hey,

Ma première journée s’achève, et ya tellement de choses qui me trottent encore dans la tête que je pense devenir fou. Après des hauts (rares) et de nombreux bas (certains spectaculaires), j’ai survécu, et les choses regardent un peu mieux.

J’ai été capable « d’emprunter » une connexion sans fil d'à partir de l'appart, donc ça m'a permis de parler à Stef durant son break. Ça a été ben le fun et ben difficile en même temps. Vous comprenez probablement ce que je veux dire.

La connexion est boiteuse, et des fois je la perds complètement (j’écris d’ailleurs ceci sur Word pour avoir besoin d’être en ligne le moins longtemps possible), mais à cheval donné… Et ça m’évite d’aller courir un café pour écrire ceci, mon post inaugural de cet humble blog, Ô mes frères.

OK, essayons de résumer le tout depuis le début.

Moi et Stef, nous nous quittons à l’aéroport, après que je lui ai dit de ne pas se retourner. J’ai pas pu tenir mon côté du bargain, et quand j'ai jeté un coup d'oeil derrière moi, j'ai été content de voir que elle, l’avait fait.

Passé la barrière, ça commence raide. (En anglais) Avez-vous un portable? Oui. Sortez-le du sac et ouvrez-le. Videz vos poches et mettez-en le contenu dans le bac en plastique. Allons allons, on se dépêche. Hehe, non c'est une blague (?!?!? J’aimerais dire que j’ai inventé tout ça.). Un autre de dire, Passez à travers le détecteur, BIIIIP. Enlevez votre ceinture et votre ceinture dissimulée. BIIIP. Enlevez votre montre. BIIIIP. Jesus Christ. Etc. etc. Je suis finalement sorti de là encore tout secoué.

On finit par embarquer dans l’avion. Je m’assis à côté d’une petite fille et de sa mère. Tout est beau, mais là l’hôtesse vient me demander si je voulais changer de siège parce que la grand-mère était assise dans une autre rangée. Normalement ça m’aurait pas dérangé, mais j’ai mon truck, et je lui mens effrontément. Ahh j’ai un genou magané et ça me prend un siège d’allée, etc. Pas de problème, me répond-elle. Deux minutes après, elle revient pour dire qu'elle en a trouvé un de libre! Fuck, OK d’abord, je vais changer.

Je me ramasse dans le nouveau siège. Pas mal en avant, beaucoup d’espace mais ya des morveux dans les environs, bien sûr (pour que les malheureuses mamans puissent déambuler et partager les cris de leur petit monstre avec le plus de gens possibles). 45 secondes après que je me sois assis (notez que je trimbale mes 2 bagages à main, au moins 15 livres chaque?), ya une des mères qui me dit que ce siège-là est pris! Une fois que l’avion aura décollé, elle va y sacrer son morveux. Donc faut que je change encore. Je pars après l’une des hôtesses, je lui décris du mieux que je peux celle qui m’a fait changer (un accent britannique très raffiné, ai-je dit), et elle m’en trouve un autre presque à l’autre bout de l’avion. Notez qu’à ce moment-là, pratiquement tout le monde est assis et a rangé ses bagages. OK, deux sièges vides, je pogne celui de l’allée. Un gars retontit et me demande dans un français pas trop pire si je voulais changer avec son chum pour qu’ils soient assis à côté les 2 ensemble. À ce moment-là, je dis oui parce que c’est clair que j’étais pas pour gagner cette guerre-là, y était pour arriver quelque chose d’autre, fouillez-moi quoi. Donc je me ramasse presque complètement à l’arrière, au moins toujours dans un siège d’allée.


J'ai généralement été chanceux pour ce qui est des amis à portion unique qu’on retrouve en avion, mais cette fois-ci, ouf. Un Russe avec sa soeur ou je sais pas quoi. Le gars ressemblait vaguement à Alexei Kovalev (ne lui ressemblent-ils pas tous un peu?) et était pas plus poli qu’il fallait (tout le long du vol, on a livré une chaude et intense bataille sans mots pour l’accoudoir central), et la fille (14 ans environ) était pas très jolie, semblait conne comme un sac de briques, en plus d'avoir une gigantesque tache de vin sur le côté de la face. Ah, et elle paraissait physiquement incapable de fermer sa gueule. Le bonheur, quoi!

Au moins la Teaching Company m’a tenu compagnie (le film qui jouait c’était Wild Hogs, les Fous de la moto. Fuck that).

Côté bouffe, on avait le choix de pâtes ou poulet (c’est quasiment toujours ça, et pour les curieux, j’ai pris poulet), et on a aussi eu un déjeuner avant d’arriver (fromage à la crème, bagel et yogourt. Merci pour l'extra-lactose, les boys!).

OK, à ce moment-là je m’en sortais encore pas trop pire. J’étais juste fatigué et tanné des montagnes russes, des larmes qui jaillissent sans avertissement depuis une semaine, des soucis constants et du couraillage.

On arrive un peu en retard, et ma connexion Amsterdam-Berlin était déjà juste. Pas grave, me dis-je, je vais marcher vitesse grand V et ça va être beau. Ben non! Ils dédouanent même aux correspondances! (Je m'en souvenais plus). Et là c'est encore pire! Vide complètement tes poches, sacre ça dans ton bagage à main (même pas dans un bac à part), sors le laptop, allume le laptop, assomme le témoin de Jéhovah avec le laptop, fais 50 push-ups, récite l'alphabet à l'envers, alouette. Ça arrête plus, je sens mon gilet me coller au dos, arghhh. Je sors de là encore sous le choc, et la pancarte me dit que je suis encore à 10-15 minutes à pied de la porte d’embarquement, et on décolle dans 20. GREAT.

J’arrive finalement là (merci vitesse grand V), et je sens la sueur me pisser de partout à l’intérieur de mon coat (j’avais pas eu le temps de le replier dans mon sac, je l’avais gardé). Et sur les mains. Et dans la face. Si les hôtesses avaient pas déjà su que j’avais passé le contrôle de sécurité, je pense qu’elles auraient crié au terroriste drette là.

Finalement on embarque – ah oui, l’avion était pas raccordé au terminal, no sir. Fallait prendre un bus, puis en sortir, faire une cinquantaine de pieds sur la piste et embarquer dans le tape-cul (le vol dure 1 heure) qu'ils nous avaient gardé. Ah, et il pleuvait à Amsterdam, l'avais-je mentionné?

Je finis par m'asseoir, encore poisseux de ma fouille et course de tantôt. Cette fois-ci j'ai un Chinois à côté de moi, qui ignore toutes les instructions de sécurité jusqu'à temps que l'hôtesse l'interpelle (relève ton plateau, épa!). Fuckface parle probablement pas anglais ni allemand ni hollandais. Et vla-ti-pas qu'un gars arrive... et me demande si je veux changer de siège! For FUCK'S sake!

En fin de compte, il me demandait juste si je voulais me lever pour que lui prenne le siège d’allée devant moi, qui était désert. Oh, OK. Désolé pour le malentendu. En fin de compte, le pauvre a dû retourner à sa place, parce que le siège était réservé au personnel. Je compatis, amigo. Crois-moi.

On arrive enfin à Berlin. Une promenade en taxi sans histoire, et on finit par arriver à la compagnie de location d'appart. Faut attendre le gars avec l’auto… Donc on attend… une bonne demi-heure. On arrive enfin. Ah ben garde donc ça. La literie est pas fournie! Ah ben garde donc ça, ya pas de boîte de lettres identifiée! Ah ben garde donc ça, c’est vraiment sale!

En fin de compte ils vont déduire la moitié du prix de la literie et des oreillers que je vais acheter. En attendant, je couche sur le divan à soir, parce que j'ai mon truck des commissions.

Je pense que j'ai touché le fond du baril après-midi. J'étais tellement crevé que j'avais froid à en trembler. Je me suis couché une heure. Et si quelqu’un avait retonti et m’avait demandé 4000 $ pour retourner dans le prochain vol vers Montréal, je pense honnêtement que je l'aurais fait.

Pour être franc avec vous autres (et pourquoi faire ce blog si je ne le serai pas?), je suis toujours pas sûr pourquoi j’ai décidé de sacrer le camp comme ça. Est-ce que c’est parce que je pense avoir quelque chose à prouver (quoi, et surtout à qui?), est-ce que j’avais la chienne de cesser d’habiter seul, est-ce que je me sauve? C’est probablement pas le temps de se poser des questions du genre, je suis pas en état.

Au moins j’ai trouvé une épicerie pas mal king très près d’ici, donc la majorité des petits détails devraient être réglés facilement (sauf la literie, argh).

Demain matin j'attends le gars du téléphone, et l'équipement pour Internet devrait arriver demain aussi. Avec un peu de chance je devrais être en ligne en permanence cette semaine.

Alors voilà, c'est probablement une lecture déprimante que celle-ci, mais au moins la journée a fini sur une note assez positive (l'épicerie). Je me sens terriblement seul, par contre.

À demain probablement! Ah, et si vous avez des commentaires, ben allez-y donc, c'est marqué drette ici. Bye!