mardi, juillet 10, 2007

ACH, MEIN GOTT! ZWEI FÜR EINS!

Tel que promis!

Salut Patrick

Allôôôôôô,


Tu m'as bien fait rire avec ton commentaire. C'était hilarant par moments. J'ai même ris à grands éclats!! C'est super..Inespéré de se faire répondre concrètement comme ça avec esprit, imagination et même, sous le ton de la confidence (le gars plate).

Ah ben ça me réjouit. J'espère sincèrement que c'est divertissant. C'est probablement une déformation professionnelle, mais j'haïs ça lire quelqu'un qui essaie sans succès (pour n'importe quelle raison) de faire de l'humour. Au moins une personne a ri! Si elle n'a pas menti, s'entend! :-D


À ce que je vois, le film se poursuit...

La scène où tu viens pour t'adresser à quelqu'un (enfin)et que le chum arrive: excellent!!(on est toujours dans la comédie..)

Il ne manquait qu'une caméra pour que j'y fasse une expression à la Benny Hill, pour ceux qui se souviennent. Aujourd'hui je pense avoir eu une autre scène du genre, quoique cette fois-là c'est le dialogue intérieur qui contribue.


Si je peux t'encourager un peu... dis-toi que ton scénariste va sûrement mettre un peu plus d'action et de piquant dans l'histoire car il doit effectivement se passer quelque chose pour garder l'intérêt des spectateurs... Le protagoniste doit vivre des ÉPREUVES sinon, c'est pas intéressant!! (Et celles-ci doivent aller en progressant (je ne veux pas te faire peur... on en reparlera une autre fois...)


Ehhh, pas certain pour les épreuves! La semaine a vraiment été rough et frustrante, et si l'avenir à court terme ne me réserve aucune autre épreuve, mais beaucoup d'autres péripéties sans gravité, ça me convient pour l'instant. Hmm... des épreuves, qu'est-ce qui constituerait une "épreuve" et qui ne risquerait pas de ruiner le voyage/me forcer à revenir/me mettre dans le trouble?


Pour rester dans le même esprit que mon premier commentaire, parlons des deux types de protagonistes: (...) Celui-ci peut, par exemple, avoir comme objectif de NE PAS CHANGER SA VIE. Alors, il ne bouge pas.

Heh. Ouain, quand j'en serai rendu là, ça sera le temps de regarder un canon de fusil par le mauvais bout et de vérifier si la balle arrive aussi vite qu'on le dit.

Quoiqu'un personnage comme ça, avec un bon scénario, peut donner des possibilités à un réalisateur (dans le genre trip psychologique à la Mulholland Drive).


Mais si je cherche un moyen de rendre ces premiers jours palpitants, je ne peux m'empêcher de te parler également du fait qu'un protagoniste peut être positif (bon gars, sympathique, empathique, du type Tom Hanks dans you've got a mail...)mais également, négatif. En effet, ce ne sont pas nécessairement les meilleures personnes qui sont les héros des meilleures histoires.

Absolument, personne (personne avec l'esprit critique en tout cas, ho ho -- encore là, ça dépend si on s'intéresse au cinéma pour décrocher/quitter sa réalité plate ou pour faire avancer la discipline/comme exercice intellectuel, mais ça c'est un autre débat) ne veut d'un goody-two-shoes. On ne peut pas s'y identifier, et ça peut même aller jusqu'à vouloir sa défaite, tellement il est fendant. (Je ne parle pas de Hanks ici, c'est juste un autre exemple.)

Prends Tintin, par exemple. Qui trouvait-on plus sympathique, Tintin ou le capitaine Haddock? La question ne se pose même pas. Et puis dans un des livres (me souviens plus lequel), le capitaine Haddock traite quelqu'un d'hydrocarbure. Hydrocarbure! Come on, c'est pas un journaliste androgyne et d'orientation sexuelle indéterminée (venez pas me dire que vous vous êtes jamais posés la question) qui peut accoter ça!

Ah, rien de mieux qu'une bonne tangente.


Par exemple, un protagoniste peut être un meurtrier et être le héros d'une histoire formidable: on n'a qu'à penser au Parrain ou encore à Amadeus dans lequel Salieri met tout en oeuvre pour éliminer son rival, le divin Mozart. C'est une possibilité...

Ouaip. Hannibal Lecter, entre autres. Tout est dans le point de vue, et ça peut fonctionner des deux côtés, dans la mesure où la "manipulation" est suffisamment subtile.


Mais bon, je ne pense pas qu'il te faille (est-ce le bon temps de verbe et la bonne orthographe??)absolument tuer pour avoir un séjour captivant;) Et c'est ma tante Yvette m'en voudrait un peu...
Mais il est toujours possible d'imaginer et de rêver un peu...alors...
Quelle serait ta première victime??? ;)

Je pense que "faille" est bon ici :-D
Ma première victime... Personne en particulier, pour être honnête. C'était plus une combinaison de petites choses. Mais disons que quelques personnes mériteraient une claque : la proprio de l'appart, le chef du syndicat de Deutsche Telekom...

Voilà! Vous avez maintenant suffisamment de lecture pour patienter jusqu'à demain, j'espère?

Bye tout le monde!

Revirement de situation

Hey hey,

Voici donc ce qui s'est passé aujourd'hui. Patience, le titre prendra son sens.

8 h 30 ce matin. Je suis déjà réveillé depuis un bout, mais le matin j'aime bien ça prendre touuuut mon temps depuis que je suis ici (surtout que je me ferai pas achaler par la job avant la fin de l'après-midi). DRRRRING! Hein? Qui est-ce qui m'appelle à cette heure-là? Je peux pas dire pourquoi, mais j'étais certain que ce n'était pas une urgence à Trois-Rivières, donc ça venait d'ici. Était-ce le gars d'hier qui me donnait des news concernant le service DSL? Je décroche...

- Allo?
- BlahblahblahblahDeutscheTelekomblahblahblah? Blah, blahblah! Blahblahblah?
- (Whoa whoa, Speedy Gonzalez!) Uhh... Excusez-moi, je parle allemand très mal, pouvez-vous répéter plus lentement? (C'est en train de devenir une de mes phrases célèbres. J'ai d'ailleurs arrêté de demander si la personne parle anglais, français ou espagnol. Ça me semblait pas... "correct", entre gros guillemets. Approprié, disons. Si la personne est à l'aise en anglais, elle parlera. C'est pas comme si c'était pas flagrant que mon allemand est médiocre anyway...)
(Le gars hésite, et à travers le téléphone je le sens descendre tous les saints du ciel d'avoir pogné une salope d'étranger comme premier client de la journée.)

J'ai fini par comprendre que, apparemment, y aurait rien à faire concernant le DSL et que ce serait le 31 juillet, ou j'étais libre d'aller me faire foutre par un poteau de téléphone plein d'échardes si ça faisait pas mon bonheur. Alright, sa femme a probablement pissé dans ses Corn Flakes à matin : malgré mon plaidoyer que la date du 31 était une erreur et que j'ai besoin du DSL pour ma job (considérant qu'il m'a pris complètement par surprise, je pense m'en être pas trop mal tiré), nope, rien à faire. Petite lueur d'espoir, il me dit qu'il va m'envoyer un e-mail s'il y a du changement. OK, mais je retiens pas mon souffle.

Aussitôt raccroché, je me rue sur l'ordinateur et garroche un e-mail à la fille du fournisseur Internet, À L'AIDE PLEASE! Environ 1 heure plus tard, BAM! Elle me répond que le service sera activé demain, et que j'aurai pas besoin d'être là. Zuh? Facile comme ça? Je m'attendais à la semaine prochaine ou quelque chose du genre. Eh ben... Je sais pas quelles photos compromettantes elle possède, mais je vous dis que ça opère quand elle se charge d'un dossier. Alright, voilà quelque chose de réglé, on l'espère.

Il fait assez frais, mais le soleil règne pour le moment, alors hop, deux brefs voyages aux deux épiceries du coin, on dîne vite, puis je décide d'aller au KaDeWe (antre de la bête) pour finalement régler mes commissions qui traînent (séchoir à linge, parapluie).

Le trajet se déroule bien, et le KaDeWe est un peu plus luxueux que mon souvenir le laissait entendre. Je trouve les parapluies, et... Holy shit. Ça commence à 40 euros, jusqu'à 120 (60-180 $). Et des marques, mes amis. Dior, St-Laurent, alouette. Un peu trop pour moi. Je vais au 4e étage (y en a 7) pour les produits de maison. Je réussis à baragouiner à une vendeuse que je cherche un séchoir à linge. Elle m'indique où les trouver. Tout ce que je vois, c'est un support à serviettes pour la salle de bains, en métal brossé, le paquet. Pas ce que je veux, et trop cher anyway. Je sacrions mon camp de là, après être passé par le 6e étage, réservé entièrement aux produits d'alimentation (Whoa, et je ne suis même pas gastronome).

Ya un autre magasin à rayons tout près (Wertheim), mais un peu moins grande claaaaasse. J'arrive là, bam. Parapluies à 15 euros et plus. J'en pogne un à 20. Quand même 30 $, mais je sais que je pourrai pas faire mieux, à moins d'en voler un ou de me rendre en Pologne. Je baragouine à une autre vendeuse pour le séchoir à linge. Elle, au moins, comprend exactement ce que je cherche, et m'envoie au sous-sol.

Après quelques instants de recherche, jackpot! Le premier séchoir que je vois coûte 60 euros (je sacre intérieurement), mais... attendez, ah, un à 50... 40... hmm, 30 ici. Ah-ha! 10 euros drette ici, léger, bonne grandeur, vendu! Je ramasse en liquidation une serviette (à utiliser comme tapis de douche) et une débarbouillette (à utiliser comme débarbouillette), et je file, entre dans le métro, prends le métro, manoeuvrant le séchoir comme un virtuose, sors du métro...

... sous une pluie battante! Ah, mais qu'ai-je donc ici? Je sors mon parapluie tout neuf, l'étiquette encore dessus, et je jouis de mon statut de non-trempé.

Sur mon chemin, je vois devant moi une fille, mi-vingtaine environ, s'en aller sans parapluie. Ça commence à tomber pas mal, alors pourquoi pas partager mon beau parapluie tout neuf? J'arrive à sa hauteur...

- Entschuldigung, ich habe Platz (je lève les yeux et agite le parapluie), wenn Sie möchten...
(Excusez-moi, j'ai de la place, si vous le désirez...)
- (Elle sourit) ... Nah, it's OK, danke!
- (Je souris, hoche la tête et reprends ma vitesse grand V. Une trentaine de secondes plus tard vint le dialogue intérieur suivant :)
- (Ahhhh fuck! Con! C'était pas Platz qu'il fallait dire, c'était Raum! Platz c'est une place délimitée, comme un siège. Shit, je suis pas pour virer de bord et aller lui dire ma version corrigée maintenant, trop tard. Platz... Hmm, oops... Est-ce que mon signe vers le parapluie était assez clair? Est-ce qu'elle a bien compris? Oh shit, est-ce qu'elle a pensé que je l'invitais chez moi? Que j'ai improvisé un plan de kidnapping tellement vite que j'ai même pas enlevé l'étiquette sur le parapluie? Haha, bon ben coudonc. Très smooth, James Bond!)

Maintenant que j'ai terrorisé mon citoyen quotidien, je rentre chez moi, le sentiment du devoir accompli. Pris de bonheur, je fais une brassée de lavage pour célébrer et mettre à l'essai mon achat. Splendide. Dommage qu'il sera trop gros pour être rapporté au Québec, il va me manquer. C'est mon premier ami ici!

Alors voilà, tout plein de problèmes ont été réglés aujourd'hui, et ça m'a vraiment remonté le moral. J'espère que les choses se passent bien de votre côté aussi.

Diane, j'ai vu que t'as mis un autre commentaire, alors aujourd'hui ce sera un autre 2 pour 1. Eh que vous êtes donc chanceuuuuuux!

Beu-bye!

lundi, juillet 09, 2007

Un début de semaine pas comme les autres...

... parce qu'il était encore pire que d'habitude!

OK, commençons par le commencement.

Hey hey,

Je me suis levé à 6 h à matin, question d'être sûr de pas manquer le gars du téléphone. Il arrive à 9 h 30, speedé comme pas un, parle peu mais super vite, et quand je lui demande si j'ai besoin du sans fil il me garroche environ 300 syllabes (au moins j'ai pogné Verlängerung, "rallonge") et se sauve presque à la course, probablement pour essayer d'aller rattraper ses paroles.

Alright, il est maintenant 9 h 30, le téléphone est installé et j'ai mon équipement. Voyons voir ce que ça donne...

3 heures plus tard, à bout de nerfs et frustré par l'échec, je décide de prendre un break. De toute façon ça va me prendre un téléphone tôt ou tard. Je dîne vite et léger, et je pars.

Vous seriez surpris à quel point c'est difficile de trouver un téléphone "terrestre" ici. Tout le monde est rendu avec des portables maintenant! Je ne trouve aucun magasin dans le secteur, je me renseigne, je pense avoir bien compris les directions, le résultat reste le même, et je reviens ici, toujours pas de foutu téléphone et le moral à son plus bas. Honnêtement, j'ai probablement touché le fond du baril après-midi. J'aurais hurlé de rage.

OK, donc changement de stratégie. Faut que je retourne dans l'antre de la bête (secteur touristique), au bureau de location d'appart chercher la clé de la boîte aux lettres anyway, je vais leur demander. Bonne et mauvaise nouvelle. La connasse de proprio a pas envoyé la clé (mercredi probablement), mais le gars me dit qu'y a un T-Punkt (le magasin de Deutsche Telekom) direct au coin de la rue. Good, good.

J'entre là, beau magasin. Je vois quelques modèles pas pire, et j'en choisis un de base, en fait le moins cher. Quand même 30 euros (45 $) pour un petit modèle de rien qu'on aurait à 20 $ max. chez nous. *soupir* J'ai failli en prendre un pas pire du tout en spécial à 40 euros (60 $), sans fil, répondeur intégré, etc. mais je me suis dit que le modèle de base demanderait pas de prise de courant, et que lui oui. Comme les prises de courant sont une denrée plutôt rare dans l'appart (faudrait que je sacrifie la lampe de chevet pour prendre le sans fil, ça vous donne une idée), je prends le cheapo.

Je demande à la fille de la caisse si j'ai besoin d'une prise de courant. Elle dit oui. Quoi?!? Un modèle de téteux comme ça!? Fuck! Bon, de la marde, ça m'a déjà pris 20 minutes me faire répondre, je repasserai pas une heure ici à échanger mon modèle. De toute façon, j'ai besoin du téléphone illico pour appeler le support technique de mon fournisseur Internet, question de savoir ce qui fonctionne pas. Je sacre donc mon camp.

Le métro cette fois-ci a été du gâteau. Peut-être parce que j'étais crevé au point de délirer et que je faisais juste regarder mes souliers et bloquer tout le reste? Mystère...

Je reviens ici vers 3 h 45. Sors le téléphone de sa boîte. Ugh. Connasse. Le téléphone a même pas besoin de prise de courant. OK, au moins ça de bon. Branche le tout, ça fonctionne. Appelle le support technique. J'explique le problème à la fille. Le message d'erreur que j'obtiens dans ma configuration veut dire que...

...

Internet haute vitesse n'est pas disponible dans ma région.

Le coup de massue. Le souffle coupé. J'en ai bégayé durant 10 secondes. Non, ça se peut pas. Est-ce que ce détail-là m'aurait échappé? Toutes les vérifications, confirmations, informations, et je peux même pas avoir le DSL dans ce quartier-ci?

Je lui demande si elle est certaine... Elle me demande de confirmer mon numéro de téléphone, ce que je fais. En disant le code de ville, elle comprend que je suis à Berlin. Berlin? dit-elle. Ça devrait pourtant fonctionner... Je vous passe un des techniciens.

J'attends, et attends et attends. 30 minutes au moins, au point que je caille presque devant l'ordi.

Un type des plus sympathiques retontit au bout du fil. L'accent anglais presque chantant, relax et fait la conversation, mais efficace en même temps. Wow. À lui seul il est presque en train de sauver ma journée. On confirme les bons branchements et tout le kit. Il reconsulte mon dossier, et me dit...

- Votre date d'installation de téléphone d'origine était le 31 juillet?
- Ouaip. Mais ils se sont trompés, et on l'a changé à aujourd'hui.
- En effet, sauf qu'ils ont pas changé la date d'activation du service DSL. Elle est toujours le 31 juillet.
- (JESUS FUCKING CHRIST ?! &*?!(*&%!!! FUCK FUCK FUCK ARGHGGHHGH) ..... Oh.
- Je revérifie ça auprès d'eux et vous rappelle dans les 20 minutes.
- OK, merci!

Il a malheureusement pas rappelé. La fin de la journée approchait, et probablement que D-Telekom ont usé de leur incompétence une fois de plus en le faisant poireauter. J'avoue que mes visions d'efficacité allemande en ont récemment pris pour leur rhume avec toutes les affaires de la proprio et du téléphone.

Ensuite, j'ai appelé Stef. Elle semblait plutôt contente :-D

Au moins le fournisseur Internet a un numéro pour modem téléphonique, et c'est là-dessus que je suis branché actuellement. C'est nul, mais au moins c'est fiable et constant. Constamment lent. Bon timing, par contre, parce que ça fait déjà plusieurs heures que je n'ai vu trace de mon bon Samaritain. Il a probablement suivi un cours accéléré sur la sécurité des réseaux sans fil. Au moins j'aurai fait ma B.A.!

Fa que c'est ça. Ya peut-être lumière au bout du tunnel, ça dépend à quel point ils peuvent s'activer pour m'activer. Je vais pitcher un e-mail demain à une fille du fournisseur Internet, elle m'a beaucoup dépanné au cours des dernières semaines.

J'essaie de faire preuve d'un optimisme prudent, disons.

Encore des patentes qui semblent sans intérêt, me semble. Rien de divertissant ou de vraiment inhabituel jusqu'à maintenant. En espérant que ça change bientôt. Y reste un détail qui manque cruellement, quelque chose que j'ai pas encore réussi à faire ici. Ça s'appelle avoir du fun. En espérant que ça aussi, ça change.

À demain!

dimanche, juillet 08, 2007

Scène de haute tension #2 : Vais-je parler à quelqu'un aujourd'hui?

Hey hey,

Je vous dis que le moral était pas à son plus haut à matin. Même si c'était le gros soleil pour la première fois que je suis ici, j'en menais pas large. Je sais pas pourquoi exactement, mais tout paraissait soit plate, soit sans espoir.

J'ai parlé avec Stef autour de 13 h 15 ici (7 h 15 pour vous autres). On s'était donnés rendez-vous à 13 h (KIOOUUUUUTE!), mais savez-vous pourquoi je suis arrivé en retard? Parce que le café d'hier ouvre juste à 15 h le dimanche! Shit. J'ai donc dû virer de bord illico et espérer me freeloader une connexion à mon retour. Heureusement, ça a réussi.

Après notre conversation, je me suis mis au ménage, et ça a inclus les draps que j'avais pas eu l'occasion de laver. Avec le soleil et le vent, même sans séchoir y devrait y avoir moyen d'avoir des draps secs d'ici ce soir, right? J'ai patenté de quoi à la mode Débrouillard 50, et Odin m'a souri, parce que maintenant tout est propre, sec et remis en place (y compris le rideau de douche). J'ai aussi passé un bon coup de Vim (Fun fact : ici ça s'appelle Viss, prononcé Fiss) partout sur les murs en carreaux de la salle de bain -- j'étais tanné de voir des cheveux de provenance inconnue -- ainsi que dans la douche. Tout est maintenant beaucoup mieux. Y reste de l'incrusté, mais avec ce que j'ai ici, je peux rien y faire. Au moins à partir de maintenant, ce sera ma crasse :-D Il ne reste que les planchers à faire. Je les réserve pour demain matin, en attendant le gars du téléphone. On croise les doigts.

Ensuite, ensuite... Ben avant de conclure le ménage ce soir, je suis allé prendre une marche de 16 h à 18 h, question de mériter mon souper. Je suis allé un peu vers l'Ouest, et je suis tombé sur le château de Charlottenburg. Wow, bel endroit (cherchez-le sur Google, Schloss Charlottenburg). J'ai pris quelques photos, mais elles sont nulles à chier. J'aurai ben l'occasion d'y retourner, c'est à même pas 15 minutes d'ici.

Micro-anecdote sans intérêt : À un passage à piétons près du château, je vois une fille dans la vingtaine à côté de moi. Il y a un tout petit drapeau français sur son tee-shirt. Je ne dis rien pendant quelques instants, on marche plus ou moins côte à côte, et juste comme j'arrive pour prendre ma respiration et tourner la tête pour lui demander si elle est Française, BAM! Un quidam de surgir de nulle part! Il arrive à ses côtés et commence à lui placoter ça en allemand vitesse grand V. Elle lui répond de même. C'était son chum, drette comme j'allais parler à ma première personne de la journée, haha. Il a le sens du timing, celui-là. Le silence étant d'or, j'ai poursuivi mon chemin.

Je vous l'avais dit que c'était sans intérêt! Juste un petit moment "what the fuck?" de la journée.

Alors c'est ça, je sais honnêtement pas pourquoi je vais dans tant de détails pour une journée pourtant assez banale, mais disons que le soleil a fait du bien. Devinez quelle température on va avoir pour les prochains jours? Eh oui, retour à la « normale », bordel. Oh well. Pas grave, si la question Internet peut enfin être réglée demain, et le téléphone peu après (j'ai même pas de bottin téléphonique non plus), là je vais enfin pouvoir vraiment m'organiser comme il faut.

Bonne soirée à vous tous!
À demain!

samedi, juillet 07, 2007

Samedi pas de sortir quand il pleut!

Hey hey,

Eh oui, je vous laisse deviner la température qu'il a fait aujourd'hui. Ça devrait pas me déranger autant, mais coudonc, j'y peux rien. J'avoue que mon manque de préparation face à la mauvaise température aide pas non plus, mais bien habillé ou pas, c'est jamais le fun de se promener quand il pleut. Pas pour moi en tout cas.

Donc, je me suis levé vers 9 h et j'ai pris touuuut mon temps. 13 h, je sors pour aller à un café pas trop loin d'ici avec mon laptop. J'y vais pour placoter avec Stef, en espérant profiter d'une connexion sans fil solide. (On s'était donnés rendez-vous. C'est-ti pas kiouuuute, hein!?)

En descendant, je vois une étiquette bleue collée sur ma boîte aux lettres (celle avec mon nom écrit au Sharpie, celle pour laquelle j'ai pas encore la clé). C'est DHL (messagerie), ils ont laissé un colis à un certain Nitschke (comme l'ancien joueur des Packers) dans le bloc. All right, j'irai le chercher en revenant du café. Je m'y rends, sous une pluie heureusement très légère (j'ai apporté le laptop dans mon super méga-sac, mais j'espère quand même qu'il se mettra pas à tomber des clous).

J'arrive donc, je commande un morceau de tarte/gâteau aux pommes et un café (un délice), et je m'installe avec quelques minutes de retard. Je suis bien content de revoir Stef, même si la connexion est en fin de compte moyenne et que ça fait plus show de diapositives que flux vidéo continu. Pas grave, c'est gratuit anyway. (J'ai commandé quelque chose pour pas faire mon cheap, haha.) Ma batterie me lâche après un peu plus de 1 heure (faire du sans fil, ça gruge une batterie). Je reviens, encore sous la pluie.

Je remonte, sors le stock du sac, descends tous les saints du ciel en voyant à quel point le sac est trempé, et redescends chercher mon colis. Je cherche l'appartement une bonne dizaine de minutes. Ah-ha, le voici. Je sonne.

Un monsieur dans la cinquantaine me répond. Je me présente et lui dis qu'y a un colis pour moi. J'entre dans le portique, et je profite des quelques secondes que j'ai pour observer l'appartement. C'est grand, et les planchers sont hauts! Je vois un mur couvert de livres du plancher au plafond. La décoration est correcte, mais... comment je décrirais ça... lourde? Surdécorée? Pas mon style, je suppose. J'aurais bien aimé rester plus longtemps, parce que ça pourrait bien être mon seul contact avec un « vrai » foyer allemand pour un bout de temps. Le gars, souriant et à l'air plutôt sympathique, me salue et me souhaite une bonne journée.

Aussitôt remonté ici, je déballe le stock. Tout est là, mais uniquement en allemand. Shit. Pas grave, ya des diagrammes et je me débrouillerai bien. Ce sera pour lundi.

Ensuite, un détour par l'épicerie. Encore une maudite averse! Ça se calme à mon retour, mais ça reprend 10 fois plus fort, le temps que je sois remonté ici!

Alright, avec l'heure qui avance et la maudite pluie qui me fatigue, je laisse faire pour le KaDeWe (Kaufhaus des Westens, centre commercial de l'Ouest), d'autant plus que c'est dans le secteur bourré de touristes que j'ai traversé hier. Demain c'est fermé, alors ce sera peut-être pour lundi PM.

Soirée tranquille pour moi depuis ce temps-là. C'est là qu'on est rendus, j'écris ma mise à jour, et ensuite je vais probablement lire un peu.

Désolé, pas de péripéties rocambolesques cette fois. Je sais pas ce que demain me réserve, sauf que je retourne au café demain même heure pour parler avec Stef. Ensuite, aucune idée. Ils tiennent à leur dimanche ici, donc tout sera fermé. On verra. Un peu de ménage et de lavage ne ferait pas de tort non plus.

Bonne soirée à vous autres! À demain!

vendredi, juillet 06, 2007

Vendredi, ça rime avec pluie, et bureaucratie... Ost**!

Hey hey,


Diane, tu aurais eu ta scène de haute tension aujourd’hui.


OK, la journée commence sans histoire, sauf que j’étais sur une lancée, et j’ai réglé le problème de la corde à linge et de la douche qui fuyait presque en même temps. C’est ultra broche à balle, et je suis sûr que les plus débrouillards/patenteux d’entre vous se rouleraient à terre en voyant ce que j’ai gossé, mais bon, au moins ça fonctionne. La douche aussi a collaboré à matin, j’étais honnêtement très surpris.


Quand on prend un logement en Allemagne, ça prend un permis communément appelé Anmeldung (je me souviens plus du nom complet). Avec ça, tu peux ouvrir un compte en banque, te faire brancher le téléphone, etc. T’installer, quoi. J’ai réussi à avoir le téléphone sans, mais je la voulais plus pour la question bancaire, au cas où.


Donc, le bureau ferme à 13 h le vendredi. Le temps de me lever et de me virer de bord, faire mes patentes, réussir à me connecter, ramasser les infos nécessaires sur Google Earth (le bureau figurait sur aucune de mes cartes) et tout le paquet, je pars d’ici à 11 h. En masse de temps.


Je vais prendre le métro pour la première fois depuis 10 ans (le même métro, ironiquement). Je dois avouer que l’expérience me manquait pas trop. En tout cas, au moins je me perds pas et j’arrive assez tôt là-bas. M’attendant au pire, j’ouvre la porte du gros édifice et pénètre dans l’antre de la bureaucratie allemande.


Quelques marches, ensuite un couloir qui tourne à gauche, ensuite un bureau nommé Information. Je ne vois presque personne. Une femme me répond, et je lui demande, au cas où, si elle parle anglais ou français. Nope, juste allemand. OK, je lui dis que je vais essayer en allemand. J’aimerais donc avoir une Anmeldung. Ai-je rempli le formulaire? Non, désolé, je l’ai vu sur Internet mais j’ai pas tout compris ce que ça disait. OK pas de problème (ah non?). La gentille dame m’explique ça case par case, je remplis tout à mesure. Ensuite, elle me dit que c’est fini (ah oui?). That’s it? Tout ça pour ça? Eh non! Elle me donne un numéro et les formulaires que je viens de remplir, puis me demande d’aller dans la salle d’attente. Ça s’annonçait trop beau aussi. Je la remercie infiniment pour sa patience, et change de pièce.


J’entre dans une salle grisâtre… et pleine. À ma droite, un tableau indicateur. Colonne de gauche, 5 rangées : colonne de gauche 105, 106, 107, 108, et tout en bas, à part, 620; la colonne de droite porte des chiffres de 1 à 20. Je regarde le ticket que la dame m’a donné. 140. Puis ma montre. 11 h 45. Je m’assois, à la merci de la machine.


De temps en temps, TUUUUUUUT. C’est un chiffre sur le tableau qui change. 109...110...111. Les minutes s’égrènent. Je jette des coups d’œil furtifs autour de moi. Personne ne me porte la moindre attention, même si j’ai l’impression d’être comme un chien dans un jeu de quilles.


12 h 35. On est rendu à 125. Faut que ça passe à raison de 1 personne par 2 minutes, sinon c’est foutu. Les TUUUUT viennent par bourrées. Trois de suite, puis plus rien durant ce qui semble des heures. Une minute je suis sûr de me buter à une porte fermée, l’autre je pense avoir une bonne chance.


Oh, ça semble accélérer. 12 h 50, on est à 136... C’est long... TUUUT.... argh... 12 h 55… TUUUUUUT… Shit, va falloir que je revienne lundi PM, parce que le matin je dois attendre le gars du télépho--TUUUUT TUUUUT. Ah oui? Ben fuck yeah, c’est mon tour! Je regarde ma montre. 12 h 57.


J’entre dans la salle désignée. Une autre dame me demande, « Herr Dupuis, für die Anmeldung? » « Si, uhhhhh, ja! » (ça arrive tout le temps depuis que je suis ici. Je commence toujours à répondre en espagnol. J’ai fait ça au moins 2 fois au guichet précédent aussi.)


Je m’assois, et elle commence à taper sur son ordi… et à taper… et à taper… Aucune idée quoi. Quelqu’un retontit dans le bureau. « Pardon, j’ai manqué mon tour tout à l’heure, je suis le numéro 137 ». Il se fait poliment virer de bord. Merci d’avoir dormi sur la switch, amigo. Tu m’as évité un voyage supplémentaire.


Donc je sors avec mon fameux Anmeldung. Les deux dames étaient bien gentilles, en fin de compte. Elles ont dû avoir pitié de moi :-D


Méchant roman pour pas grand-chose, mais que voulez-vous, ça me semblait une bonne scène.


Ensuite, je suis allé payer mon premier mois de loyer (un peu pour ça que j’ai ramassé l’Anmeldung avant, au cas où elle aurait été nécessaire), et ensuite retour au bercail. Durant tout ce temps-là, la météo était un peu moins pire que les autres jours. Même que j’ai appris que le ciel était bleu ici aussi, et que de temps en temps ya un disque très brillant dans le ciel qui projette ses rayons. Fascinant, non?


À la fin de l’après-midi, je suis allé au bureau de location d’appart leur demander la clé pour la boîte aux lettres. OK, elle va arriver lundi PM par la poste. Je fais un détour vers le Europa Center et le Zoologischer Garten. C’est un spot très passant, et qui grouille de monde, de touristes (le Europa Center est un centre d’achats. Cherchez-le sur Google (images), il a le logo Mercedes à son sommet) et de… créatures en différents états de décrépitude qui quêtent, distribuent des dépliants, fouille-moi quoi d'autre. Sauf que… ouf. J’avais déjà mon truck de la journée, et j’ai eu une surdose sensorielle, avec tout ce monde partout. Fallait que je sacre mon camp de là. Je préfère infiniment me promener dans les rues et quartiers « ordinaires ». Je reprends donc le métro pour revenir, voyage sans histoire, et rendu ici, je n’ai plus bougé. J’en ai profité pour étrenner la laveuse. Tout a fonctionné, rien n’a explosé. Reste que j’aimerais vraiment ça avoir une sécheuse ou au moins un séchoir à linge convenable, plutôt qu’une patente de cordes tendues tout croche. Coudonc.


Alors voilà, telle fut ma journée! La fin de semaine s’annonce plutôt tranquille de mon bord. La température me fait tout simplement chier, et à part une ou deux autres promenades dans le coin, à la recherche de petites trouvailles, je ne m'attends pas à de grandes péripéties. Je vais me tenir loin des coins passants en tout cas. Je file tellement pas pour ça. Je n’ai pas pris une seule photo depuis mon arrivée. Quand Internet va être réglé et que la température va s’améliorer, on s’en reparlera. J’ai hâte rare. Je vais quand même écrire ici demain et dimanche, bien sûr. N'ayez crainte!


Bye! Profitez de votre week-end!

jeudi, juillet 05, 2007

OHMYGOD, c'est un 2 pour 1!

Whoa whoa whoa, hold the phone. J’ai pas encore fini!

Je viens juste de voir le 10e commentaire de la première entrée, celui de Diane.

ÇA, c’est ce que j'appelle un commentaire! Vous avez des croûtes à manger, les poussinots et les poussinettes!

OK, je le re-relis, et je réponds à mesure. Diane, je t’adore!

Et pour les autres commentaires, croyez-moi, j’ai tout lu et tout ruminé. Je ne vous ai pas ignoré. Peut-être bien que c’est ce que je vais faire à partir de maintenant. Répondre dans un 2e post aux commentaires de la veille... Hmm...


Salut Patrick

Je n'ai pas eu la chance de te souhaiter Bon Voyage! avant de partir...mais à ce que je vois, ça n'aurait pas servi à grand chose... telle était ta destinée.. Peut-être n'es-tu que le jouet d'un grand créateur qui d'en-haut se rit de toi et de nous!!! Mais dans quel but??? Qui sait...

L’éternelle question, n'est-ce pas? Je sais pas, personnellement j’y crois pas, et je pense que nos vies sont une série de coïncidences qui s’entremêlent. À considérer le nombre de décisions que chacun de nous prend dans une journée, chaque jour depuis qu’on vit, et en plus considère le nombre de personnes en cause, et on peut conclure que les possibilités sont infinies. Mais c'est juste mon opinion...


Comme tu aimes beaucoup le cinéma, amusons-nous plutôt à imaginer que tu es le protagoniste d'un film qui raconte l'histoire d'un québécois qui part trois mois en Allemagne... en laissant bien des gens derrière lui;).
D'abord, serions-nous dans un drame ou une comédie???

Bonne question, j’aurais vu mon voyage en Espagne comme une comédie sympathique, avec des personnages le fun et de bons gags (du genre L'auberge espagnole, justement. Tu l'as vu? Je vous le recommande à tous fortement! Je me suis reconnu à plusieurs reprises...). Les interactions avec tous les autres étudiants donnaient beaucoup de potentiel humoristique (et pas juste des conneries du genre « Ho ho, les Allemands sont tous blonds, les Espagnols sont tous paresseux, les Italiens sont tous des séducteurs »). Suffit d’aller lire le blog de l’an passé (plogue time : patrickenespagne.blogspot.com) et vous allez voir des tonnes de variations de « j’ai bien ri quand… ».

Par contre, cette fois-ci ce serait jusqu'à maintenant plus une comédie un peu bizarre du genre « gars sorti de son élément », mais pas tout à fait. Tu vois ce que je veux dire? Un seul personnage pour le moment, très peu de dialogue, et un sentiment d’impuissance et de pédalage dans le vide pour ce qui est de composer avec de nombreux tracas.

Pas de drame, non... Je suis venu ici de mon gré, et ya pas de tragédie qui justifierait un départ du genre.

Pour ces premières scènes... le départ à l'aéroport.. je qualifierais cela plutôt de "comédie dramatique" (ce qu'il y a de plus difficile à écrire soit dit en passant, car on doit faire rire et pleurer les spectateurs à la fois). Je te laisse départager les moments où comme spectateurs nous verserions quelques larmes.. et ceux où nous nous bidonnerions!!

Pas évident de placer une scène si intense au tout début… et je peux te dire que j’y ai rien trouvé de bien marrant en tout cas, haha. J'ai pas de misère à te croire quand tu dis que ce sont les plus difficiles à écrire. C’est comme… une attente interminable. T’essaies de passer le temps, donc tu placotes comme si de rien n’était, mais tu sais que ça s’en vient. Et t’essaies de pas penser à certaines choses qui te feraient fondre en larmes. Argh.


J'arrive à la séquence du voyage en avion...ici, Comédie pure..
Certains spectateurs plus avisés pourraient se demander ce que l'auteur a voulu signifier en faisant changer le protagoniste de places comme ça..."A-t-il de la difficulté à trouver sa place dans la vie?" "Marche-t-il à côté de ses souliers?". "Pourquoi toute cette mise en scène?" Cette séquence serait-elle présente pour nous montrer les "qualités" de patience et de gentillesse du personnage ou plutôt pour nous montrer quelques "défauts" qui seront mis de l'avant par les auteurs? Mystère!!!!

Haha, ouain. Ou est-ce un signe de ce qui s’en vient? J’espère que non! À part ma petite menterie du genou, je pense honnêtement m'être comporté en gentleman (ce qui se passait dans ma tête était une toute autre histoire, par contre).

Chose certaine,le film commence et on a envie de s'y laisser prendre.. On peut d'ores et déjà supposer, avec la scène de l'arrivée à l'appartement et de l'absence de draps (symbolisant quoi, donc?? l'abstinence sûrement..)…

Ou le sentiment qu’on n'est pas le bienvenu? Ou que malgré le gros $ qu’on a dû claquer pour un logis, que finalement c'est même pas conforme à ce qu'on t'a dit, qu'on t'a menti? Comme moi j'ai menti dans l'avion? Oh oh!


…on peut donc déjà supposer que notre fameux personnage s'apprête à vivre une série d'aventures plus ou moins folles avec, en filigrane, une charmante histoire d'amour (avec, tension dramatique oblige, de douloureuses séparations et des retrouvailles passionnées(déjà anticipées par les spectateurs)...! Les ingrédients parfaits d'une comédie dramatique, quoi!!!!!

Ehhhh, pour l’histoire d’amour, espérons que ce sera celle de la petite amie qui vient rejoindre le personnage à mi-chemin durant son séjour. Parce que si c'est quelque chose d'autre, on va probablement se retrouver avec un thriller du genre Fatal Attraction, avec la petite amie qui va retontir et courir après le personnage avec une machette! Surtout si ladite petite amie s’adonne à lire le scénario à mesure qu’il apparaît chaque jour :-D


Voilà! On est assis sur nos sièges et j'imagine que certains mordus de cinéma (qui tripent sur l'acteur qui joue le rôle principal), sont déjà rivés sur leurs sièges pour attendre la suite...Parce que parce que.. on aime ça se faire raconter des histoires.. mais surtout, des BONNES HISTOIRES BIEN RACONTÉES!

J’espère faire la job pour la partie que t’as mise en majuscules. C’est ma grande crainte dans la vie, tu savais ça? Être « dull », être plate. Pas dans le sens de « ne pas être le centre d’attention », là, plutôt dans le sens de... Quand une personne mentionne ton nom et qu'un autre dit « Meh, ce gars-là est dull comme ça se peut pas, complètement amorphe, jamais rien à dire, sans aucun intérêt, perds pas ton temps avec », dans ce sens-là. C'était la confidence de la semaine.


Alors, je viendrai de temps à autres pour connaître la suite.. en te souhaitant un merveilleux séjour (MALGRÉ TOUT;)) et de formidables retrouvailles pour une finale de film GRANDIOSE!!!!

Good, good! J'avais oublié de donner l'adresse à Mauricio, toutes mes excuses. Si tu crois que mes élucubrations peuvent intéresser d’autres personnes (bonus points si moi aussi je les connais), n'hésite pas à leur donner l'adresse.

OK, c'est tout pour aujourd'hui, bye bye!

Petit à petit, on évite la folie...

Hey hey,

J’espère que c’est pas une tendance, mais les journées commencent vraiment mal ici. J'ai encore attendu le gars du téléphone, et quelle surprise, il ne s'est jamais pointé! C'est pas comme si j'aurais eu le goût de sortir anyway, parce qu'il pleuvait à matin! Et la maudite douche commence à me faire chier solide. Elle fuit (je vais aller chercher du duct tape ou de quoi du genre demain, je crois pas que le bureau de location mette ça comme priorité absolue de réparation), et la température de l'eau est... imprévisible.

En sacrant après la douche et en réalisant que le gars était pas pour venir aujourd’hui, j’ai pas pu m’empêcher de repenser à l’appart du 16e étage, celui qui m’a filé entre les doigts. Celui qui était 100 euros de moins par mois, qui avait Internet haute vitesse inclus et qui avait une vue écœurante. Jesus CHRIST. Je me bats encore pour l’avoir laissé filer. Le trouble que ça m’aurait sauvé… Fuck. Au moins ici c’est très tranquille, mais faut faire attention avec les fenêtres, j’ai d’ailleurs vu un des voisins d’en face se promener tout nu tantôt. Et puis non, c’était pas le physique qu'on espère voir à découvert. Anyway, merci l’ami. Tu me dois 2 euros pour la bouteille d’eau de Javel que je me suis envoyée dans les yeux.

Donc j’ai réussi à me repogner une connexion sans fil (je saurai jamais c’est qui le bon samaritain insouciant de sa sécurité sans fil, mais où que vous soyez, je vous en dois une maudite), et après quelques e-mails avec la fille du fournisseur Internet (qui collabore avec Deutsche Telekom), elle m’a confirmé que le gars viendrait lundi entre 8 et 13 h. Bon, au moins ça me donne la fin de semaine de libre. Et l’équipement devrait arriver demain ou lundi. Alright. Ironie du sort, ce sera un modem sans fil aussi. Les infrastructures étant ce qu'elles sont ici, ya juste une prise principale de téléphone, et c'est souvent tout (on l’a facile, avec nos 4 téléphones pour un 5 ½!). Donc le gars installe son guidi (c'est le terme technique, aussi appelé patente, cossin, guédiche, gogosse ou trucmuche selon la région) à la prise, et ensuite hop sur le sans fil et tu t’installes où tu veux. La prise est sur le bord de l’entrée (!), donc ça m’aurait pas tenté de toute façon d’être parké dans le hall d’entrée pour travailler.

C’est la section Résolution de problèmes et petites découvertes qui me réjouit ces temps-ci. J'ai trouvé une deuxième épicerie pas piquée des vers, et avec celle de l'autre fois (je vais commencer à utiliser les vrais noms et références sur Google Earth bientôt, inquiétez-vous pas), je devrais bien m'en sortir quand je recevrai de la visite qui s'adonne à savoir cuisiner :-D J’ai aussi trouvé un gym tout près d’ici! Pas sûr que ce soit nécessaire, avec toute la marche que je fais, mais bon. C’est bon à savoir.

À part ça, fini le dormage sur le divan. J’ai trouvé des draps convenables. Il en manque un pour compléter, mais je peux tougher ça jusqu’à demain. Malheureusement, le matelas et le couvre-matelas existants sentent... l'usagé. Un coup de Febreeze et un drap supplémentaire (genre camping, tsé veux dire?) devraient régler le pire.

Je voulais aller voir Europa Center et faire mon nouveau baptême du métro, question d'espérer trouver la majorité des patentes qui manquent à mon bonheur, mais il s'est mis à tomber des cordes vers 6 h 15 (12 h 15 pour vous autres), donc j'ai laissé faire. Europa Center ferme à 8 heures anyway, donc j’aurais pas eu le temps d’explorer à mon goût. (En passant, Stef, le goulash hongrois était pas mal bon!)

Ce fut une soirée très tranquille, TV surtout. Comme vous le savez, J’ai TV5 ici, et j’ai pogné un film français. Neuf personnes faisaient le pèlerinage à St-Jacques de Compostelle. Pas trop vilain comme film, malheureusement je pourrais pas vous dire le titre, et y avait personne de connu dedans. Et ya souvent les sous-titres allemands sur TV5, ce qui aide.

Mes contacts sociaux sont très limités pour le moment, j’ai dû dire 5-6 phrases de toute la journée, pas plus. Bizarre, je viens juste de réaliser à quel point j’ai peu parlé. Meh, ça viendra en temps et lieu.

Fa que c’est ça, rien de vraiment palpitant, pas de super-mésaventures pour le moment, désolé. La température me fait vraiment chier, au risque de me répéter, 1 - parce que je suis pas équipé pour, et 2 - ben, ça fait chier quand il fait une température d'avril au début juillet, non?

Fa que c’est ça, et surtout n’hésitez pas à me pitcher des commentaires! Forcez-vous un peu! Ça me remonte le moral, et ça me confirme que je parle pas tout à fait dans le vide. Ça compte, imaginez-vous donc :-D

À demain!

mercredi, juillet 04, 2007

Singing in the rain...

Hey hey,

Ouf… Je suis crevé (10 h du soir, c’est ça être vieux, ho ho), mais je vais essayer de raconter la journée d’aujourd’hui.

Elle a commencé sous la pluie, parfois forte. Et en plus, il faisait pas chaud, du genre 15 degrés. Ça m’a fait réaliser que j’avais ptet pas apporté suffisamment de linge plus chaud, mais bon, je garde espoir que ça va s’améliorer pour de bon bientôt.

Donc aujourd’hui, le gars du téléphone était supposé venir installer ça. Entre 8 h et 13 h. Splendide, je suis pogné ici de toute façon. J'attends... et attends... et attends. Vers midi, je commence à avoir le désagréable pressentiment qu'il se pointera pas. Je sors (heureusement à l'abri), et je fais le pied de grue jusqu'à 13 h 30. Rien du tout. SHIT.

Pendant tout ce temps-là, j’avais vraiment de la misère à garder une connexion sans fil (c’est toujours le cas d’ailleurs. Je tape ceci sur Word, et je suis honnêtement pas certain que ça se rende ce soir), donc j’ai regardé un cours de la Teaching Company, mais j’étais tellement crevé que je caillais devant l’ordi.

Donc après avoir dîné, le cœur plein de rage, je décide de sortir et de régler d’autres commissions. À environ 15 minutes de l'appart, la pluie pogne, et d'aplomb. Pas de parapluie, juste mon manteau d'été. Fun. J'arrive ici trempé.

Je réussis à me connecter, et je reçois un e-mail de la fille comme de quoi le gars du téléphone a pas pu se rendre à matin, mais que ptet il va se rendre cet après-midi (donc... il est ptet venu pendant que j'étais parti? Nooonnnnnn!) Après une dizaine de déconnexions, je lui demande quand il est venu ou va venir. Ils lui ont pas répondu, donc elle ne sait pas. Elle ajoute qu'elle essaierait de les rejoindre à la première heure demain et qu'elle me répondrait au PC.

Vous voyez où ça mène… Même si j'ai trouvé un café pas loin d'ici qui a Internet sans fil gratuit, je suis encore pogné ici demain. Et si je réussis pas à me connecter demain matin, j'aurai aucun moyen de savoir quand ils vont passer, sauf si je prends une chance et me rends vite au café. Mais qui sait ce qui peut se produire durant ces 30 minutes-là?

Deutsche Telekom est en grève, c’est pour ça que ça foire autant.

Je profite pour l’occasion pour dire à tous les employés du secteur public, fonctionnaires, SAQ, etc. qui font la grève : FUCK YOU. Je pourrais passer des paragraphes à souhaiter des semaines de torture à vos familles, et à souhaiter que… ah, pis allez donc chier.

Nous disions donc…

OK oui, donc j’ai vraiment hâte que ça se règle, tout ça. J’ai absolument rien visité jusqu’à maintenant juste à cause de ça, j’ai même pas encore pris le métro, pas encore payé mon premier mois de loyer (au moins j’ai trouvé la bonne banque pour), un paquet de petites conneries restent à faire (dont les draps, donc c'est encore le divan cette nuit, mais je pense en avoir trouvé au supermarché king que j’ai mentionné hier, quand j'y suis retourné tantôt).

À part ça… Côté TV, j’ai BBC, CNN International et TV5 ici, donc quand j'ai le goût de tout comprendre, c'est toujours là.

Pour les photos, patience. Je vais attendre d’avoir tout en place, et là je devrais être bon pour visiter des choses le jour, et donner des références exactes sur Google Earth. C'est juste que j'ai vraiment pas la tête à ça en ce moment. J'essaie juste de garder la tête hors de l'eau.

Alors voilà. Les bons points sont rares, mais je pense bien qu’ils s’en viennent.

Bye tout le monde!

mardi, juillet 03, 2007

Je suis vivant! Avec un roman en prime....

Hey hey,

Ma première journée s’achève, et ya tellement de choses qui me trottent encore dans la tête que je pense devenir fou. Après des hauts (rares) et de nombreux bas (certains spectaculaires), j’ai survécu, et les choses regardent un peu mieux.

J’ai été capable « d’emprunter » une connexion sans fil d'à partir de l'appart, donc ça m'a permis de parler à Stef durant son break. Ça a été ben le fun et ben difficile en même temps. Vous comprenez probablement ce que je veux dire.

La connexion est boiteuse, et des fois je la perds complètement (j’écris d’ailleurs ceci sur Word pour avoir besoin d’être en ligne le moins longtemps possible), mais à cheval donné… Et ça m’évite d’aller courir un café pour écrire ceci, mon post inaugural de cet humble blog, Ô mes frères.

OK, essayons de résumer le tout depuis le début.

Moi et Stef, nous nous quittons à l’aéroport, après que je lui ai dit de ne pas se retourner. J’ai pas pu tenir mon côté du bargain, et quand j'ai jeté un coup d'oeil derrière moi, j'ai été content de voir que elle, l’avait fait.

Passé la barrière, ça commence raide. (En anglais) Avez-vous un portable? Oui. Sortez-le du sac et ouvrez-le. Videz vos poches et mettez-en le contenu dans le bac en plastique. Allons allons, on se dépêche. Hehe, non c'est une blague (?!?!? J’aimerais dire que j’ai inventé tout ça.). Un autre de dire, Passez à travers le détecteur, BIIIIP. Enlevez votre ceinture et votre ceinture dissimulée. BIIIP. Enlevez votre montre. BIIIIP. Jesus Christ. Etc. etc. Je suis finalement sorti de là encore tout secoué.

On finit par embarquer dans l’avion. Je m’assis à côté d’une petite fille et de sa mère. Tout est beau, mais là l’hôtesse vient me demander si je voulais changer de siège parce que la grand-mère était assise dans une autre rangée. Normalement ça m’aurait pas dérangé, mais j’ai mon truck, et je lui mens effrontément. Ahh j’ai un genou magané et ça me prend un siège d’allée, etc. Pas de problème, me répond-elle. Deux minutes après, elle revient pour dire qu'elle en a trouvé un de libre! Fuck, OK d’abord, je vais changer.

Je me ramasse dans le nouveau siège. Pas mal en avant, beaucoup d’espace mais ya des morveux dans les environs, bien sûr (pour que les malheureuses mamans puissent déambuler et partager les cris de leur petit monstre avec le plus de gens possibles). 45 secondes après que je me sois assis (notez que je trimbale mes 2 bagages à main, au moins 15 livres chaque?), ya une des mères qui me dit que ce siège-là est pris! Une fois que l’avion aura décollé, elle va y sacrer son morveux. Donc faut que je change encore. Je pars après l’une des hôtesses, je lui décris du mieux que je peux celle qui m’a fait changer (un accent britannique très raffiné, ai-je dit), et elle m’en trouve un autre presque à l’autre bout de l’avion. Notez qu’à ce moment-là, pratiquement tout le monde est assis et a rangé ses bagages. OK, deux sièges vides, je pogne celui de l’allée. Un gars retontit et me demande dans un français pas trop pire si je voulais changer avec son chum pour qu’ils soient assis à côté les 2 ensemble. À ce moment-là, je dis oui parce que c’est clair que j’étais pas pour gagner cette guerre-là, y était pour arriver quelque chose d’autre, fouillez-moi quoi. Donc je me ramasse presque complètement à l’arrière, au moins toujours dans un siège d’allée.


J'ai généralement été chanceux pour ce qui est des amis à portion unique qu’on retrouve en avion, mais cette fois-ci, ouf. Un Russe avec sa soeur ou je sais pas quoi. Le gars ressemblait vaguement à Alexei Kovalev (ne lui ressemblent-ils pas tous un peu?) et était pas plus poli qu’il fallait (tout le long du vol, on a livré une chaude et intense bataille sans mots pour l’accoudoir central), et la fille (14 ans environ) était pas très jolie, semblait conne comme un sac de briques, en plus d'avoir une gigantesque tache de vin sur le côté de la face. Ah, et elle paraissait physiquement incapable de fermer sa gueule. Le bonheur, quoi!

Au moins la Teaching Company m’a tenu compagnie (le film qui jouait c’était Wild Hogs, les Fous de la moto. Fuck that).

Côté bouffe, on avait le choix de pâtes ou poulet (c’est quasiment toujours ça, et pour les curieux, j’ai pris poulet), et on a aussi eu un déjeuner avant d’arriver (fromage à la crème, bagel et yogourt. Merci pour l'extra-lactose, les boys!).

OK, à ce moment-là je m’en sortais encore pas trop pire. J’étais juste fatigué et tanné des montagnes russes, des larmes qui jaillissent sans avertissement depuis une semaine, des soucis constants et du couraillage.

On arrive un peu en retard, et ma connexion Amsterdam-Berlin était déjà juste. Pas grave, me dis-je, je vais marcher vitesse grand V et ça va être beau. Ben non! Ils dédouanent même aux correspondances! (Je m'en souvenais plus). Et là c'est encore pire! Vide complètement tes poches, sacre ça dans ton bagage à main (même pas dans un bac à part), sors le laptop, allume le laptop, assomme le témoin de Jéhovah avec le laptop, fais 50 push-ups, récite l'alphabet à l'envers, alouette. Ça arrête plus, je sens mon gilet me coller au dos, arghhh. Je sors de là encore sous le choc, et la pancarte me dit que je suis encore à 10-15 minutes à pied de la porte d’embarquement, et on décolle dans 20. GREAT.

J’arrive finalement là (merci vitesse grand V), et je sens la sueur me pisser de partout à l’intérieur de mon coat (j’avais pas eu le temps de le replier dans mon sac, je l’avais gardé). Et sur les mains. Et dans la face. Si les hôtesses avaient pas déjà su que j’avais passé le contrôle de sécurité, je pense qu’elles auraient crié au terroriste drette là.

Finalement on embarque – ah oui, l’avion était pas raccordé au terminal, no sir. Fallait prendre un bus, puis en sortir, faire une cinquantaine de pieds sur la piste et embarquer dans le tape-cul (le vol dure 1 heure) qu'ils nous avaient gardé. Ah, et il pleuvait à Amsterdam, l'avais-je mentionné?

Je finis par m'asseoir, encore poisseux de ma fouille et course de tantôt. Cette fois-ci j'ai un Chinois à côté de moi, qui ignore toutes les instructions de sécurité jusqu'à temps que l'hôtesse l'interpelle (relève ton plateau, épa!). Fuckface parle probablement pas anglais ni allemand ni hollandais. Et vla-ti-pas qu'un gars arrive... et me demande si je veux changer de siège! For FUCK'S sake!

En fin de compte, il me demandait juste si je voulais me lever pour que lui prenne le siège d’allée devant moi, qui était désert. Oh, OK. Désolé pour le malentendu. En fin de compte, le pauvre a dû retourner à sa place, parce que le siège était réservé au personnel. Je compatis, amigo. Crois-moi.

On arrive enfin à Berlin. Une promenade en taxi sans histoire, et on finit par arriver à la compagnie de location d'appart. Faut attendre le gars avec l’auto… Donc on attend… une bonne demi-heure. On arrive enfin. Ah ben garde donc ça. La literie est pas fournie! Ah ben garde donc ça, ya pas de boîte de lettres identifiée! Ah ben garde donc ça, c’est vraiment sale!

En fin de compte ils vont déduire la moitié du prix de la literie et des oreillers que je vais acheter. En attendant, je couche sur le divan à soir, parce que j'ai mon truck des commissions.

Je pense que j'ai touché le fond du baril après-midi. J'étais tellement crevé que j'avais froid à en trembler. Je me suis couché une heure. Et si quelqu’un avait retonti et m’avait demandé 4000 $ pour retourner dans le prochain vol vers Montréal, je pense honnêtement que je l'aurais fait.

Pour être franc avec vous autres (et pourquoi faire ce blog si je ne le serai pas?), je suis toujours pas sûr pourquoi j’ai décidé de sacrer le camp comme ça. Est-ce que c’est parce que je pense avoir quelque chose à prouver (quoi, et surtout à qui?), est-ce que j’avais la chienne de cesser d’habiter seul, est-ce que je me sauve? C’est probablement pas le temps de se poser des questions du genre, je suis pas en état.

Au moins j’ai trouvé une épicerie pas mal king très près d’ici, donc la majorité des petits détails devraient être réglés facilement (sauf la literie, argh).

Demain matin j'attends le gars du téléphone, et l'équipement pour Internet devrait arriver demain aussi. Avec un peu de chance je devrais être en ligne en permanence cette semaine.

Alors voilà, c'est probablement une lecture déprimante que celle-ci, mais au moins la journée a fini sur une note assez positive (l'épicerie). Je me sens terriblement seul, par contre.

À demain probablement! Ah, et si vous avez des commentaires, ben allez-y donc, c'est marqué drette ici. Bye!