mardi, septembre 11, 2007

9/11 NEVER FORGET!

Hey hey,

Wow, j'aurais jamais cru ne pas entendre une seule mention du 11 septembre avant l'an 2045. Pas un seul mot ici, probablement parce que je suis parti la majeure partie de la journée, heh. Reste que c'est ben le fun de ne pas se faire rabattre les oreilles avec ça.

Je m'étais donné la peine de mettre le cadran pour me lever très tôt. Ben mes plugs d'oreille sont trop efficaces, parce que je l'ai jamais entendu! Résultat, je me suis réveillé vers 8 h 45. Ça ne donnait plus rien de me dépêcher (mon plan était d'aller à la tour d'Alexanderplatz à son ouverture, soit 9 h), donc j'ai pris mon temps et suis parti à 10 h 30 environ.

Maintenant, quoi faire... J'avais la Stasi en tête, donc je suis allé au musée. À ne pas confondre avec la prison de Hohenschönhausen, que je vais probablement aller voir la semaine prochaine.

Le trajet s'est fait sans histoire; faut croire que les prolos pure laine et les punks se tiennent plus dans le S-Bahn que le U-Bahn. J'ai pris la ligne U5, d'Alexanderplatz jusqu'à Magdalenenstrasse.

Apparemment que plusieurs stations de la ligne ont été rénovées en 2003. Holy shit, je veux pas savoir de quoi ça avait l'air avant!

Donc je finis par arriver. Le 3e étage est l'exposition comme telle, et le 2e étage, c'est le bureau du directeur de longue date, Erich Mielke, laissé dans son état d'origine.

Très intéressant, même que j'ai acheté une brochure que j'aurais pu simplement emprunter. C'était le seul document en anglais pour tout le musée.

Ensuite, un détour au Musée de la communication. Ça aussi c'était bien, il y avait une tonne d'appareils de toutes les époques, mais malheureusement tout était en allemand, donc j'ai passé plutôt vite. Le bâtiment, par contre, était spectaculaire.

Et ce soir, j'ai placoté avec la journaliste. On va faire un blitz en fin de semaine et visiter quelques patentes ensemble. Je sens déjà le temps qui file entre mes doigts.

Photo time!

J'ai pris quelques-unes des photos de station de l'intérieur du train même, donc certaines ne sont pas fameuses.

Le beau vert pastel d'Alexanderplatz.



L'orange grotesque de Schillingstrasse.


Le fabuleux bleu de Frankfurter Tor.


Le jaune pastel de Weberwiese.


Le rouge de Frankfurter Allee.


Enfin arrivé, le vert de Magdalenenstrasse.

Tout d'un coup j'ai le goût d'un sorbet!


Maintenant, le musée de la Stasi :

C'est le panier à salade dans lequel la Stasi vous embarquait si vous tombiez dans ses mauvaises grâces. On en voit un dans La vie des autres (LOUEZ CE FILM! ARRÊTEZ TOUT CE QUE VOUS FAITES ET ARRANGEZ-VOUS POUR VOIR CE FILM! VOS GUEULES ET ALLEZ LOUER CE FILM! VITE!).

Ahem.


Voici quelques instruments de surveillance (et autres) miniaturisés. Micro dans un bouton de chemise, dans une cravate, dans un bouquet de fleurs, fausses roches avec des caméras dedans (!), mitraillette dans un porte-documents, alouette.


Ça me dérange pas s'il faut que j'étrangle un sans-abri pour arriver à mes fins, mais ça me prend ces carpettes-là dans mon salon. Point final.


J'avoue que ce cadre a beaucoup de gueule!


Une des salles de travail des quartiers de Mielke.


Bureau des secrétaires.


À l'intérieur du Musée des communications.


En voulez-vous, des téléphones?


Et en voulez-vous, des résistances (à gauche, j'ai oublié le nom exact) et des vieux câbles (à droite)? Au fond, des appareils pour le morse, si je me souviens. Celui au fond à gauche avait des touches de piano qui correspondaient aux lettres, pour ceux qui connaissaient pas le code.



La vue de cet appareil a réchauffé mon coeur froid et noir. Je vous présente l'appareil Enigma, qui a fait l'objet de tant de convoitise durant la 2e guerre mondiale.

Alors voilà, tel fut un petit résumé de ma journée. Demain... On va ressayer de se lever tôt, et si la température le permet, montée de la tour d'Alexanderplatz pour profiter de la vue. Ensuite, peut-être, Musée de l'histoire de la médecine et Musée des instruments de musique.

Bye tout le monde!

lundi, septembre 10, 2007

Fini le "congé"

Hey hey,

Vous pouvez probablement le deviner... pas grand chose digne de mention pour aujourd'hui. Beaucoup de job -- maintenant je suis à jour, wooohooo! --, et une brève escapade au Wertheim, question de me dérouiller les jambes. Au moins la température devrait s'améliorer tranquillement pas vite, donc c'est encourageant.

Demain... Rencontre avec la journaliste à 18 h 30. À part ça... Peut-être un détour par un des musées de la Stasi, on verra bien.

Et cette fois-ci, je mets mon alarme. Pas de niaisage matinal!

Beuh bye!

dimanche, septembre 09, 2007

Une autre journée de congé théorique

Hey hey,

Un gros paquet de rien à signaler. J'ai passé la journée à faire du rattrapage de job. Parlé un peu avec Stef; au moins le retour s'est mieux passé que l'aller, heh. Fait aussi du lavage, mais j'ai même pas été foutu de faire le ménage, tellement j'avais mon truck.

Demain, on prévoit de la pluie. Voici une autre occasion de faire le ménage et de terminer le rattrapage. Et à partir de mardi, y aura tout simplement plus d'excuse. Ça va être visite le plus possible ou crève.

Alors voilà, on verra bien ce que demain réserve. Malgré la température et les musées fermés le lundi, ça me surprendrait que je reste ici toute la journée.

Beuh-bye!

samedi, septembre 08, 2007

Journée de congé, mais seulement en théorie

Hey hey,

Stef est partie ce midi... L'appartement est pas mal vide maintenant, ça fait bizarre. J'en reviens toujours pas à quel point les 3 semaines ont passé vite. Le reste de la journée ne mérite pas de s'y attarder : j'ai travaillé plusieurs heures. J'étais supposé rencontrer la journaliste ce soir, mais en fin de compte on avait tous deux trop de job, donc on a remis ça à mardi, au café Adler, à côté de Checkpoint Charlie.

Il me reste donc 2 ½ semaines ici. J'ai de la misère à le réaliser... Si je me botte le derrière, je devrais être capable de voir encore beaucoup de choses. Il y a plusieurs musées et expositions relatifs à la Stasi -- naturellement, tout se trouve au fin fond de Berlin-Est, parmi les prolos -- et j'aimerais bien aller en voir deux : le musée de la Stasi et la prison à Hohenschönhausen. Stef m'avait dit que le mari de ma prof chez Berlitz s'était pratiquement offert comme guide, si on voulait (je me souvenais pas de ça du tout)... Possible que je le prenne au mot.

Je sais pas vraiment par où commencer pour ce qui est des derniers jours, donc je vais garrocher un paquet de photos et de clips Youtube, avec une petite explication en prime.




Nous sommes allés au Volkspark de Friedrichshain. Voici la fontaine qui nous attend au coin sud-ouest du parc. On peut voir les statues en grès.



Onnnn, regardez si c'est kiouuuuute! Avec le chat aux pieds de la fille endormie, et le vieux petou sur ses genoux! Ah, commes ces figurines sont attachantes! On voudrait presque les prendre et les apporter avec soi! Ne feraient-elles pas une charmante décor--



--AAHHHHHHH!!!!
OK, oubliez ça.



Un peu plus loin vers le sud-est, en longeant la Friedenstrasse, on tombe sur le monument dédié aux Allemands qui ont combattu en Espagne durant la Guerre civile (1936-39).



Badass.

J'ai bien aimé le Volkspark, personnellement. Il contient aussi deux montagnes artificielles, composées de débris de la 2e guerre mondiale. Des millions de tonnes de débris!


Maintenant, quoi de mieux pour se remonter le moral que d'aller voir un camp de concentration?


"Le travail rend libre". Ça, c'est du sens de l'humour! Ah, et l'inscription est orientée vers l'extérieur, comme pour justifier le tout aux rares visiteurs.

L'entrée fait partie de la tour A (Youtube), qui donne sur la majorité des barraques.

Des barraques, et encore (Youtube) des barraques.

Il y avait aussi une prison (Youtube) pour des individus particuliers, par exemple des gens plus connus ou des gens dont on voulait faire l'exemple.

On retrouve aussi le monument (Youtube) que les Russes ont érigé en mémoire des valeureux communistes qui sont morts là-bas. Fuck les autres, ya juste les communistes qui comptent!



Statue devant la section Z (Youtube), là où un garde planqué dans une pièce voisine abattait les prisonniers d'une balle dans la nuque (c'est ce qu'on entend notre guide expliquer), à travers une rainure pratiquée dans le mur d'une salle d'examen médical (c'était le prétexte pour faire s'appuyer le prisonnier contre le mur).




La potence. Notre guide, à droite, nous explique comment on y attachait les prisonniers. Après quelques heures, l'articulation de l'épaule était complètement scrap, au point où le prisonnier avait les bras au-dessus de la tête, mais à l'envers. Tsé veux dire? Essayez de vous placer les bras comme ça, puis remontez-les tranquillement sans courber le dos. Bobo, hein?



Action shot! J'était pressé d'aller voir...



... la salle de pathologie! Ici, des vertes et des pas mûres. Prélèvement d'organes sans anesthésie, en fait pas mal tout se fit sans anesthésie. Prélèvement de plombages en or, de sections de peau tatouées, de membres, réduction de têtes (sans joke!)...

Je sais pas si ma mémoire me trahit, mais je suis sûr qu'à ma dernière visite ici (1997?), il y avait des photos des tatouages prélévés et des têtes rétrécies. Va falloir que je vérifie dans mes vieilles photos.


Le lendemain, on est allés au...


Château de Charlottenburg!



Une meilleure vue de la statue à l'entrée.



Les jardins, à l'arrière. Pas trop mal de se lever et d'avoir ça (Youtube) devant soi à chaque matin, non?



Onnnnnn, si c'est kiouuuuuuuute!



Mazda 323F. Ça a été un modèle assez rare, je pense? Jean, tu peux confirmer?


Maintenant, la dernière soirée de Stef ici. Pour commencer, quelques secondes du trajet d'autobus (Youtube). On voit vers la fin l'église du souvenir sur Breitscheidplatz (qu'on entend annoncée d'ailleurs).



Ça, c'est le prochain char à Jean.




La Porte de Brandenburg. Et une petite explication de mon cru (Youtube).


Idem.


Le toit du Sony Center le soir.


Mais mon Dieu, il change de couleur! Voyez plutôt (Youtube)!

Alors voilà. J'ai aucune idée combien de temps ça m'a pris organiser tout ceci, mais j'espère que ça va vous suffire d'ici lundi, parce que demain s'annonce plutôt tranquille, avec la météo plutôt médiocre et encore beaucoup de job à faire de toute façon.

Bonne soirée à vous autres! Et n'oubliez pas de bien accueillir Stef demain!

jeudi, septembre 06, 2007

Là, j'ai du stock pour vrai!

Hey hey,

Mon problème de haute vitesse est enfin réglé! C'était mon splitter qui était kaputt. Le magasin de Deutsche Telekom m'en a donné un gratos. Ils sont donc ben fins! Oh well, au moins ça fonctionne, et je peux enfin respirer et passer à d'autre chose.

OK, donc j'ai la game de soccer et la promenade de Trabant pour vous autres. Asseyez-vous confortablement, j'ai des tonnes de liens Youtube, entre autres.

Tout d'abord, la game de soccer.


Voici quelques-uns des phénomènes qui se dirigeaient vers le stade (notez le S-Bahn à gauche). À 10 euros le foulard, chacun de ces zigotos devaient avoir pour au moins 200 $ autour de la ceinture.



Notre groupe, une fois arrivés au stade. On est nombreux, hein? C'était ben le fun d'avoir une visite privée comme ça. À gauche, c'est Annabella, une Australienne qui s'adonne à parler un excellent français. Dominic, un Allemand à l'accent d'Arnold. On soupçonne d'ailleurs ces deux-là de se fréquenter après la job. Potins potins!

Vous pouvez voir que Stef et moi nous sommes fait balayer par la vague de partisanerie et arborons fièrement nos foulards frais achetés.

Ah, et je peux vous dire que là-bas, la bière, elle coule à torrents! J'aimerais bien savoir combien ils ont juste avec la bière avant le match.


Voyez plutôt. Au moins, ils semblent avoir trouvé la solution pour éviter d'avoir un million de verres qui traînent partout. Des verres énormes, et une consigne de 2 euros par verre. Si tu veux garder ton verre comme souvenir, t'as beau, mais ça va te coûter 2 euros (3 $).


La section du stade où se trouvent les fans les plus dévoués. C'est là que les caméras du stade braquent leur objectif (on peut admirer le résultat sur le grand écran).

Et faut que je revienne là-dessus, mais j'adore nos lois anti-tabac au Québec. Suffit de repenser à la horde de fumeurs devant nous autres, et... yeeech.


Une autre photo de la section. Ah oui, et il y avait 42 000 personnes présentes au total. Le stade peut en contenir 75 000. C'est le même stade qui a accueilli les Olympiques de 1936, et il a été complètement rénové (et un toit qui fonctionne bien a aussi été ajouté) pour la Coupe du monde de 2006.



Une petite procession improvisée d'avant-match.


Holy shit! C'est Kurt Vonnegut!

Moi qui voulais être discret, j'avais oublié de désactiver le flash. Et j'avais aussi oublié de remettre le zoom à 1.0 (il était au maximum, soit 3.0). Je l'ai bien cadré par la plus pure des chances, parce que je tenais le Kodak devant moi, mais orienté vers la gauche. En tout cas, un bel exemple de désastre horriblement mal exécuté mais qui tombe quand même à pic. En passant, M. Vonnegut, j'ai bien aimé Breakfast of Champions!


Le tableau indicateur après la 1ère demie. Hertha menait 1-0 et contrôlait le match à sa guise. Wolfsburg a égalisé, mais Hertha a marqué le but gagnant avec environ 5 minutes à faire. Le stade a alors explosé de joie. Boum!

Youtube time!
Wolfsburg égalise la marque!
Ça siffle parce que c'est un ancien joueur de Hertha (le Brésilient Marcelinho) qui effectue le coup de pied de coin. Et ça siffle parce que c'est l'équivalent européen de nos huées.

Wolfsburg manque une très bonne chance de marquer!
Une de leurs rares pendant tout le match.

La foule pousse une de ses tounes!
Demandez-moi pas ce qu'ils chantaient. Mais connaissant les goûts... douteux des Allemands en matière de musique pop et autre, j'ai préféré pas le savoir.

Pointage final, Hertha Berlin 2, Wolfsburg 1.

Le lendemain, je remplis mon testament, et on part faire une promenade de Trabant!


HELLO LADIES!


Moteur 2 temps, 600 cm³ et je sais pas combien de cancers causés par la pollution que ça dégage. Sans oublier les 26 chevaux de puissance communiste, Ô mes camarades.


Chaque chose en son temps. Avant d'aller se casser la gueule sur un pare-chocs de Mercedes ou d'aller écraser un malheureux piéton, faut d'abord se familiariser avec le "maniement" de "l'auto".



De par les tendons de ma main, vous pouvez sans doute deviner mon état de calme et de relaxation totale.


Le sort est jeté. On se lance à l'assaut des pauvres Berlinois. Notre place dans le convoi a varié. On a commencé dernier, fait un bout 2e derrière le guide, et passé le reste avant-dernier.


Sur une des rues menant à la Siegessaüle. Le but était de se rendre en 4e vitesse et de clancher ça un peu. Vous pouvez en constater les bienfaits pour l'environnement. Je pense qu'à nous 5, on a dû polluer plus que les centaines d'autos qui sacraient après nous autres.


Et ça continue, cette fois-ci avec la gare principale en arrière-plan. On devait être environ ici.


Ça, c'est sur Unter den Linden, près de l'ancien arsenal/armurerie (Zeughaus), maintenant devenu le Musée d'histoire allemande.



Ehh, sur un pont dont le nom m'échappe.



Pourquoi se souvenir du nom d'un misérable pont quand on a l'un des centres commerciaux les plus connus d'Europe pour assouvir notre soif de cochonneries inutiles? Voici le Kaufhaus des Westens (KaDeWe, je vous en avais déjà parlé) sur la Tauentzienstraße. Vous pouvez voir que c'est près du Kudamm, du Wertheim (qui est sur le Kudamm), de la très intéressante station de métro Wittenbergplatz (je vais sûrement en reparler la semaine prochaine), de la gare du Zoo, etc.



Action shot!

Et maintenant, parce que je vous aime tant, voici un compte rendu en temps réel!
Assurez-vous que vos haut-parleurs sont allumés, sinon attendez de pouvoir écouter.

1)1ère partie, après quelques minutes de conduite.
2)Quelques minutes plus tard, je dis le fond de ma pensée.
3)Appréciez ici la douleur de roulement et la voix claire et mélodieuse de notre guide.
4)Aurais-je des pensées suicidaires?
5)Vous êtes chanceux, vous avez manqué le pire.
6)En tout cas, eux ne nous ont pas manqués.
7)On reprend nos esprits et on fait un bref bilan.
8)Pour conclure, quelques secondes sur Unter den Linden, à la hauteur de la Humboldt Universität.

Voilà! J'espère que ça valait l'attente. Demain, je devrais être bon pour vous parler de notre détour à Sachsenhausen!

Bye!